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 Soldier on. | Wanda&Bucky.

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James B. Barnes

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MessageSujet: Soldier on. | Wanda&Bucky.   Jeu 20 Aoû - 15:24

Soldier on.
UC.
Tout était si nouveau si.. étrange. Ça aurait pu le faire doucement rire, il apprenait à nouveau à manier la vie. Il apprenait à ne pas se brusquer, se renfermer sur lui-même et entrer dans une rage dévastatrice. C'était compliqué, ça le serait toujours en sachant que le passé pouvait toujours nous rattraper. Même lorsqu'il était en pièces, que des fragments restaient manquants, il ne fallait pas perdre de vue que chaque moment pouvait resurgir comme s'il n'avait jamais disparu. Tout avait été très vite, du moins, il avait vécu cette passade comme quelque chose d’extrêmement violent comme si tout était encore une fois, hors de son contrôle. C'était une sensation qu'il ne savait apprécier, après Hydra il avait.. juste besoin d'être ré-équilibré. De savoir que ce qu'il faisait lui appartenait, qu'il agissait de son propre chef et non à cause d'ordre et de menace. Assez avait-il mainte fois hurlé dans son sommeil agité, se réveillant pantelant, la respiration saccadée. Il cauchemardait, souvent, de trop d'ailleurs pour qu'il ne puisse réellement compter toutes les nuits où il se levait, las des nausées qui l’assiégeaient. Depuis que Steve et Sam l'avaient trouvé, accroché vulgairement à un appareil qui l'avait coincé, les souvenirs se faisaient plus fréquents. Pas assez pour qu'il ne puisse réellement savoir qui il avait été, suffisamment pour le rendre malade. De l'alcool il avait préféré passer aux cachets, comble lorsque l'on était une machine entraînée. Réduit à bouffer des aspirines en grande quantité pour faire passer les maux récurrents et envahissants, pour essayer de passer outre les bouffées de chaleur et les suées qui le menaçaient une fois le soleil couché. La journée allait, il tentait de reprendre le contrôle, de s'acclimater à une vie plus normale. Humaine.

Lorsqu'il avait été jugé prêt, Steven lui avait fait rencontrer ses collègues. Du moins c'était ce qu'en avait déduit James, sur le papier c'était forcément bien moins attrayant. Des héros, qui défendaient la veuve et l'orphelin, le monde occasionnellement. Il n'était pas comme eux, bien que nationalement connu pour sa mort mémorable en service, ils avaient à faire face à un assassin, une arme et non à un ancien militaire. Il se doutait que les rumeurs à son sujet avaient été de bon train, Falcon était calme mais bavard, assez bavard pour trouver un type pouvant l'aider lorsqu'il était encore lié. Scott, un nom légèrement minable pour son côté justicier, à tel point qu'il ne s'en rappelait aucunement. Apparemment, une histoire de traités étaient dans les parages, un truc qui opposait le pays et faisait que les Vengeurs avaient besoin de lui. À moins que Rogers ne craigne qu'il ne se casse une nouvelle fois au fin fond du monde pour ne plus jamais revenir. L'envie savait se faire tentante, là où la tranquillité le bercerait, où les combats seraient terminés. Mais il ne pouvait pas fuir où faillir, on comptait sur lui et désormais que la certitude de l'avoir connu le poursuivait, il ne pouvait pas l'abandonner. Les abandonner, bien qu'il ne les connaissait pas et ne ressentait pas forcément le besoin de faire changer les choses. Équipiers ou une connerie de ce type n'incluait pas des repas tous ensemble et un déballage de vie, la sienne était écrite au Smithsonian mais qu'est-ce que ça leur foutait ? Ce n'était pas à James qu'ils parlaient, c'était au Soldier. Évidemment, il ressentait les tensions. Les murmures sur son passage. Les tendances à se questionner lorsqu'il prenait ses armes pour les nettoyer. La confiance ne régnait pas et il en était conscient. Sauf qu'il n'allait pas contribuer, il s'en fichait.


Plus les jours passaient, plus la confrontation approchait. Il l'appréhendait, après avoir tué Howard devrait-il pointer son fusil sur la tête de son fils ? Les Stark et lui, ce n'était pas une histoire d'amour. Néanmoins, les sentiments lui revenaient et il se devait d'être un homme de valeur. Alors au nom de l'homme qu'il avait connu, qui les avait aidés, il ne pourrait tuer un être de son sang et ne laisserait certainement pas Steve le faire. C'était ça d'être trop bon, il en devenait con au point de penser qu'une bataille se gagnait si facilement. Sans cadavre sans.. Ils le jugeaient pour les erreurs passées et il se retrouvait là, à bêtement penser aux vies qu'il accorderait.
Poussant lentement la porte du QG qu'ils avaient établi, Bucky posa sans une once de délicatesse son sac contenant son matériel ainsi que sa nouvelle tenue. Next la combinaison kevlar et pratique pour le port d'armes, celle-ci faisait plus civile, moins.. mec prêt à tuer tout un quartier. L'ancien ne lui manquerait pas, c'était une part de son existence qu'il préférait renier alors sans se poser de question, il ferma la porte de son casier après avoir enfilé un sweet-shirt. Ce ne fut qu'une fois revenu à lui qu'il remarqua la présence de la fille. Wan..quelque chose. Il la voyait peu, puisqu'en plus d'éviter ses nouveaux coéquipiers, elle semblait faire la même chose.
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MessageSujet: Re: Soldier on. | Wanda&Bucky.   Jeu 20 Aoû - 18:25

Soldier on.
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Elle errait. Dans ces couloirs sombres, désemparée, sans réels but. Elle le sentait, elle le savait. Aujourd'hui plus rien n'était pareil et plus rien ne le serait jamais. Une vie plus ou moins stable s'offrait à elle, elle pouvait enfin être vue comme une personne et non comme une bête de foire, elle pouvait enfin avoir un véritable entourage, elle pouvait même devenir ce que l'on pouvait qualifier de héros. Si pour certain, c'était attrayant, pour Wanda, ça n'avait aucune signification. Tout ce qui pouvait paraître fantastique ne l'était pas, la blague censé faire rire ne faisait même pas esquisser, ne serait-ce que l'ombre d'un haussement de lèvres, et ce qui pouvait mettre de bonne humeur n'agissait pas, laissant celle-ci avec le visage vidé de tout émotion et de toute réelle envie. Même si elle tentait de s'adapter, de se construire quelque chose de solide, elle marchait sur de la glace brisée, et chacun de ses pas fissurait un peu plus celle-ci. Elle se forçait à sourire, à être présente quand on le lui demandait, à faire ce qu'on lui demandait, sans poser de question. Pas parce qu'elle en avait envie, mais parce qu'elle savait qu'elle avait besoin de quelque chose à quoi se raccrocher. Et c'est ce qu'elle passait son temps à chercher ; une bouée, n'importe quoi qui lui éviterait la noyade ; mais la vérité, c'est qu'en dépit de ses efforts, rien ne semblait réellement fonctionner. Parce qu'il y avait une évidence qui s'offrait à elle ; elle ne vivait pas, elle survivait. Chaque matin, elle se battait pour trouver une motivation, chaque jour, elle se battait pour garder la tête sur les épaules et ne pas sombrer dans la folie des plus excentriques. Elle aurait pu craquer. Après tout, s'exposer au danger est d'une facilité hors norme. Elle aurait pu foutre un bordel pas possible et prier pour que ça mène à son exécution, mais ça n'était pas la solution, et elle le savait. Car si elle se laissait aller, si elle succombait à cette folie auto-destructrice qui lui tendait un peu plus la main chaque jours, alors le sacrifice de son frère n'aurait servi à rien. Elle se raccrochait à une seule idée, une seule ; elle se disait que Pietro n'était pas mort pour rien. Et à chaque fois qu'elle croisait Barton dans les couloirs, qu'elle discutait avec lui, qu'elle s'entraînait avec lui, elle se disait que c'était grâce à son frère qu'il pouvait se tenir debout, fièrement. De plus, il aurait probablement causé plus de tord, fait plus de mal si il n'était plus de ce monde. Elle avait cru comprendre qu'il avait une famille, alors que Pietro n'avait que Wanda. Au final, le sacrifice avait valu le coup, mais en dépit de tout, il avait laissé la brune dans un état déplorable. Mais pour lui, elle se battait. Car elle savait qu'il comptait sur elle, que si la situation aurait été inversé, il aurait fait la même chose. Ainsi, elle se contentait de se battre pour rendre hommage à son frère, chaque jours. Chaque respiration, chaque pas, chaque faux sourires ou rires, chaque entraînement, elle le faisait pour lui, et non pour elle. Car elle n'était plus que l'ombre d'elle même.

Il aurait adoré cette vie. Elle le savait. Ne plus être vu comme des parias comme ça avait été le cas toute leur vie, être reconnu pour ce qu'il était réellement. Et elle offrait de nombreux avantages que Wanda aussi aurait su appréciée si la seule personne qui comptait réellement à ses yeux était encore de ce monde. Mais ça n'était plus le cas ; ainsi, elle se contentait de vivre au jour le jour et de se contenter de faire ce qu'elle jugeait bien. Et Captain avait insisté, elle devait travailler ses réflexes. Elle avait pourtant débattu avec lui en lui faisant littéralement comprendre qu'elle estimait l'apprentissage du combat inutile. Après tout, pourquoi serait-ce utile quand d'un simple coup de main, on peut plonger le monde dans le chaos ? Mais apparemment, se reposer sur ses capacités n'était pas quelque chose de si positif que ça. Ainsi, elle n'avait pas vraiment eu le choix, et c'est en partie pour ça qu'elle revenait de son entraînement plutôt intensif. Son objectif était à présent de se changer et peut-être songerait-elle à sortir enfin son nez dehors de manière à visiter la grande ville qui s'étendait sous ses yeux.
Il n'empêche qu'elle était songeuse, un peu effrayée aussi. Jamais, elle n'avait été exposée à des endroits aussi grand, et elle n'avait jamais connue la richesse. Etre exposée dans une ville où tous le monde semblait si pressé, si à l'aise si … riche perturbait la petite brune qui malgré tout, s'avérait être plus ou moins inquiète d'oser pointer son nez dehors. Mais elle n'avait pas vraiment le choix ; d'ailleurs Tony Stark s'était fait une joie de rire ouvertement d'elle lorsque le fait qu'elle n'avait pas encore mit un pieds dehors était parvenu à ses oreilles. Et si elle n'avait pas désormais un code d'honneur, elle se serait fait une joie de le plonger dans une folie tellement sombre qu'il en serait venu à s’éliminer lui même de la surface de la planète.
On lui avait expliqué. Que les armements n'était plus le domaine de prédilection de Stark Industries, on lui avait dit qu'il ne contrôlait pas là où ses armes s'envoyaient, et qu'il se contentait de faire marcher son business en les revendant au plus offrants. Mais l'amertume était là, et à ses yeux, c'était pas normal qu'un homme comme ça soit encore en vie, alors que son frère, qui ne cherchait qu'à trouver sa route, comme elle, ait dû disparaître de ce monde. Et hélas, Wanda ne comprenait pas encore totalement les choses dont ce monde tournait. Rat de laboratoire, enfermés et expérimenté, avec son consentement, certe, mais HYDRA l'avait empêché de sortir, et pendant des mois, des années, elle n'avait jamais vu une seule fois la lumière du jour. Ils avaient évolués dans des cellules à peine plus grande qu'un placard à balais, et elle n'avait même pas l'opportunité de parler à son frère. Elle avait été étudier, et si ils avaient pu, ils l'auraient probablement ouverte en deux. Ainsi, comprendre la manière, la tournure que prenait les choses était délicat, à ses yeux, tout semblait si simple, mais tout était tellement plus compliqué. Le monde ne tournait pas rond, ça, elle en était sûre. Elle n'avait même pas été au courant des événements de New York, jusqu'à ce qu'elle commence à fréquenter les Avengers, et la bibliothèque du QG. Il faut dire qu'elle y passait énormément de temps ; ça l'aidait à se changer les idées. Mais elle avait peur de sortir, elle avait peur d'affronter l'atrocité du monde.

Elle poussait finalement la porte, décidée à changer la tenue qu'elle portait actuellement pour quelque chose de plus confortable. Elle devait s'y faire, car en dépit du fait qu'elle était absolument fantastique, il fallait se faire au tissus plus rigide qu'une simple robe. Ainsi, elle s'entraînait avec, de manière à ne pas être prise au dépourvu une fois sur le terrain, mais maintenant que l'entraînement était terminée, elle pouvait de nouveau enfiler une de ses fameuses robes. Des affaires, la demoiselle n'en avait pas beaucoup. Une veste en cuir, un gilet, deux/trois robes, mais ça s'arrêtait là. Après tout, ils n'avaient pas grandit dans le luxe, alors ça n'était pas étonnant qu'ils ne portaient que quelques fringues qui n'était pas de très bonne qualité. Arrivant finalement au niveau de son propre casier, elle s'autorisait un légers regard vers le brun, terriblement curieuse de savoir à qui elle avait affaire, puis elle l'observait pendant de longues secondes. Wanda était comme ça. Le genre à fixer les gens sans gènes, à mémoriser les informations physiques, ou a écouter les discussions et en garder seulement les choses les plus importantes. Elle était attentive. Baissant alors de nouveau le regard, la jeune femme ouvrit son casier, récupérant alors sa tenue de civil et alors qu'elle s'apprêtait à fermer son casier, son regard s'éternisait sur une photo d'elle et de son frère qui était simplement tombée dans le casier. Cette photo, elle l'avait toujours sur elle, ainsi, elle récupérait celle-ci, la main légèrement tremblante. Fixant alors celle-ci de longues secondes, elle eu soudainement une grande aspiration, comme pour empêcher un sanglot de sortir, et elle eu l'impression de sentir de nouveau ce qu'elle avait ressenti ce jour là. Elle n'avait rien vu, mais Clint lui avait raconté, et elle en cauchemardais. Ainsi, elle laissait le tout tomber, reculant alors brusquement pour finalement heurté la table. Elle fermait alors les yeux quelques secondes, prenant une grande aspiration pour finalement expirer en tentant de rester le plus calme possible. Elle ne devait pas y penser. Pas maintenant. Elle devait garder son calme et réussir à continuer une vie normale. Pietro ne voudrait pas qu'elle le pleure autant sans avancer. Elle devait continuer. Pour lui. Elle devait vivre la vie qu'il n'aurait donc pas l'opportunité de vivre.
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MessageSujet: Re: Soldier on. | Wanda&Bucky.   Mar 1 Sep - 21:59

Soldier on.
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La grisaille de ses yeux était restée posée sur Maximoff, c'était ça, ce nom lui revenait. Si pour beaucoup, fixer était signe d'impolitesse, il n'y avait là que l'hagarde curiosité qu'il avait face à un monde qui lui avait été si longtemps caché. Être discret, bien entendu, il l'avait fait pendant des années, observant rapidement ce qui l'entourait avant de dégainer grenades et fusils, les armes roulant parfaitement entre ses mains. Il avait toujours été un bon tireur, inné, il n'avait jamais refusé même lorsqu'il était à l'armée. D'office il avait été désigné comme le sniper du régiment, du commando.. bien que lorsque les ordres lui étaient dictés et qu'il s'était tenu dans l'ombre, respirant calmement sans émettre le moindre son, le métal de l'arme se confondant avec celui de sa paume, il n'en avait plus eu ne serait-ce que la plus infime des idées. Dans son cerveau ravagé, seule l'hydre l'avait entraîné. Il avait été destiné à ça, dépossédé de tout bien et toute morale pour faire ce qu'on lui ordonnait. Ça le faisait frémir de dégoût et de rage, ses poings se crispant lentement tandis qu'un souffle lourd passait la barrière de ses lèvres. Se maîtriser, c'était ce que Steve lui répétait. Pour son bien. Pour les autres. Pour ne pas re sombrer. Il n'en avait clairement rien à foutre, sa seule pensée était dirigée à l'anéantissement des connards qui avaient joué avec lui, avec sa tête, qui l'avait rendu à ce point misérable. Parce que oui, il était aisé de ne voir qu'en lui les parts d'ombre le dévastant, ce visage dur sur lequel aucune expression ne semblait glisser, ses doigts sur lesquels le sang ne se voyait pas mais subsistait à chaque fois que la gâchette fut tirée. Il était un fléau, un fantôme qui dansait sur les corps inanimés qu'il faisait tomber, une arme que l'on ne pouvait attraper parce qu'il était insaisissable, introuvable. Il avait aimé la vie et insufflait la mort désormais, il avait été le soleil de ses jours et la froideur de vos nuits, la main gantée qui enserrait votre gorge offerte pour mieux vous étouffer. Il le savait. Il savait que ce n'était que comme ça qu'on le voyait, redoutable, assoiffé par la soif qui le consumait. Le Winter Soldier, quel nom lui avait-on donné, ce n'était même plus une identité. Ça aussi, on la lui avait ôtée, il n'en méritait pas. C'était ce que les voix bourrues martelaient, frappant sa chair avec divers instruments. Il avait grimacé, pleuré, supplié dans des sanglots étouffés. Torturé, les premières scènes qui s'étaient révélées derrière ses paupières fermées avaient été les passes qu'il avait traversées là-bas. Au sol dans cette cellule dans laquelle il vivait, baignant dans son propre sang, peut-être même était-ce sa bave, voire sa pisse. Il n'avait plus su, il n'avait plus rien su, n'étant que douleur et agonie. C'était lent, ça l'avait traversé, il s'était même fait violer. Voilà ce qu'était réellement l'homme qu'avait ramené Steven au Avengers, loin de l'image du soldat parfait qui tuait comme il respirait. Ce n'était pas la dangerosité qui le régissait, il était tout simplement un bout de viande façonné. Sans personnalité. Sans idées.

Revenant lentement à lui, il détacha enfin ses prunelles de la brunette, n'ayant même pas réagi lorsqu'elle l'avait également détaillé. Il était tellement loin qu'il s'en fichait et puis, de quoi la blâmerait-il ? Il venait de faire l'exacte même chose, aussi intrusif et peu approprié que cela pouvait sembler. Après tout, ils étaient dans des vestiaires, foutus vestiaires d'une putain d'équipe. Sérieusement ? Quelle blague représentaient-ils ? Il se considérait comme un monstre mais, les autres ? Un ancien militaire rongé par un décès, un second, un humanoïde, un espion père et un homme-fourmi. C'était sans compter cette fille dont le prénom lui échappait, trop délicat aux consonances trop russes pour qu'il ne puisse l'apprécier. S'il avait hait l'Amérique sous le coup des lavages de cerveau intensifs, l'inverse venait de trouver racines. Il n’exécrait pas la Russie, il préférait seulement s'y tenir le plus loin possible, éviter de remettre les pieds dans un pays où seuls les mauvais souvenirs résidaient.
Les dossiers, il les avait étudiés. Tous, de longues heures, une bouteille à la main. Ils étaient tous répertoriés, avec ou sans leur consentement, ils étaient les objets du gouvernement. C'était affolant le nombre d'informations qu'ils avaient, et qui devait-on remercier ? Oh, oui, Natalia pour avoir eu la brillante idée de tout divulguer, mettre sur table des milliers de vies que l'on avait cachées. Les services secrets étaient justement secrets pour une raison bien que les gens aussi dangereux qu'eux, aussi nuisibles, aussi incroyables, en étaient exemptés. Aucune donnée informatique qui ne puisse être brisée, tout n'était que du papier que l'on mettait à l'abri des regards trop curieux. Par habitude et par besoin, il les avait enchaînés, la fatigue ne l'atteignant en rien pendant qu'il effectuait cette mission silencieuse. Était-ce réellement une chance de savoir avec qui il traitait ? Combattait. C'était un mot bien amusant lorsqu'il re-considérait qu'autrefois il avait eut de réels partenaires en lesquels il comptait. Ils n'étaient plus que des visages effacés, des noms que l'on murmurait lorsqu'il passait dans le coin. Tout était trop douloureux. Il était trop instable. Brusquer. Il ne fallait pas en aucun cas le faire déraper et l'équipe avait dû en être soigneusement informée puisqu'aucune taquinerie malvenue ne lui était pour le moment parvenue. Il ne les remerciait pas pour ça, il n'allait jamais le faire.

Wanda. Finalement ça le frappait alors qu'elle reculait comme si quelqu'un venait de l'y forcer. La douleur était palpable et dans un instant de trouble, de gros doute, il fut projeté des années auparavant. La mort de leurs parents était annoncée et Rebecca perdait de son assurance. Son petit sourire se transformait en une moue avant qu'elle ne tombe au sol, les larmes aux yeux. Il l'avait aimé, de tout son cœur, comme il n'avait jamais aimé quelqu'un si ce n'était Stevie. Sa petite sœur chérie qu'il se devait de consoler, d'aider, de rassurer. Rien ne pouvait les séparer, il le lui avait assuré, susurré toutes les nuits lorsqu'il la prenait dans ses bras pour calmer ses sanglots afin qu'elle s'endorme. Sa respiration se coupa et il revenait au présent, agissant avec une rapidité aussi naturelle que gracieuse. La photo récupérée, il s'avança vers la jeune femme sans précaution. Elle pouvait le heurter, il n'était plus à ça près. Une droite, un coup de genoux bien placé, il ne verrait pas la différence bien qu'il savait pour ses capacités. Il était conscient que cette fille pouvait l'amener plus bas que terre, que d'un simple claquement de doigts elle pouvait à nouveau le réduire à l'état de jouet. Sauf qu'une petite voix rassurant lui murmurait qu'elle ne le ferait pas, non pas parce qu'ils jouaient dans la même équipe non, mais parce qu'HYDRA les avait tous les deux retenus contre leur gré. Ainsi, comme s'il extériorisait cette simple pensée par un haussement du sourcil, il lui tendit son bien, face vers le bas pour ne pas qu'elle la revoit.

- James Barnes.

La gorge sèche comme si ce simple prénom venait de la lui brûler, il prit quelques secondes avant de reprendre la parole. Il avait perdu l'habitude de parler, l'habitude de rencontrer des personnes humaines qui avaient le bon sens de le considérer comme un égal. Choisissant avec précaution ce qu'il disait, il se lança enfin.

- Je crois que nous n'avons pas encore eu la réelle occasion de nous présenter.

Bien que ça ne l'enchantait pas de faire ça, il lui tourna le dos avec lenteur. Il était venu ici pour ça, pour l'entraînement, pour tester la liberté de mouvement que son nouveau costume lui offrait. Costume.. Il retira son sweat-shirt avant de faire glisser le long de ses bras ce qu'il portait, la mâchoire crispée en espérant ne pas être reluqué comme une bête de foire. Il n'avait plus honte, habitué au fait de se changer lorsque d'autres personnes étaient dans une pièce, il ne connaissait plus la notion de pudeur. Néanmoins, il avait la sainte horreur d'être pris en pitié ainsi, il préférait éviter tout contact visuel avec elle pendant qu'il revêtait le haut de sa tenue, la trouvant étonnement plus légère que l'uniforme qu'il avait dû porter lors de ses précédentes missions.  
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